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burnt matches + sacha  :: jeju-si ((hurricane under the purple rain)) :: le centre-ville :: jeju's hospital
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» JE LES AI VU PASSER LES NUAGES, SANS POUVOIR CONTRÔLER LE VENT.
JE LES AURAIS BIEN TOUS MIS EN CAGE DANS L'ARMOIRE DE GRAND-MAMAN.


( young & beautiful ) ── like a river flows surely to the sea, darling so it goes » we all eat lies when our hearts are hungry » people pleasing hides the real you » his hands on my flesh, so gentle yet commanding, make me want to sin » a golden cage is still just a cage » you're going to break my heart, and i'm definitely going to let you.

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Mar 1 Mai - 18:57
we were a
perfect match
but sadly
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Elle nourrissait une haine acerbe envers son propre corps, le maudissant de sa faiblesse outrageante et rongeant ses sangs à force d’allers et retours entre le palace et les hôpitaux – des heures excessives d’études avaient eu raison d’elle, la forçant à sombrer dès lors qu’elle tentât de se redresser. Et la voici à mi-chemin entre l’inconscience pure et l’épuisement physique, se désolant de n’avoir pu gober quelque pilule de vitamine avant que ne sonne son glas ; la chute est rude, coin de table heurtant l’arrière de son crâne saturé d’informations et de connaissances futiles.

C’est d’abord la blancheur aveuglante qui accueille ses rétines fragiles – à cette douleur se marie des tons verdâtres, symboles des odeurs fétides et nécrosées des hôpitaux moultes fois visités. La familière raideur de son dos manque de lui arracher un juron hors de propos, jusqu’à ce qu’elle se rappelle sa condition ; et que le rouge agressif du parfum de sa mère ne vienne alourdir son regard épuisé. « Je suis désolée, Mère. » Ton impersonnel aux fragrances de chocolat faisandé, la belle baisse les yeux à l’instant où ils ont l’audace de croiser ceux, austères, d’une Mme Wu désappointée par la gracilité de sa fille.

Le silence s’étend et enveloppe Sora de son étreinte gelée, les draps ne parvenant à réchauffer son être tout d’hématomes recouverts ; et à ce mutisme se joint le claquement impatient des talons qui font demi-tour, laissant la rousse à ses déboires et à un repos supposé réparateur. Elle ne fait que ruminer sur la déception étincelant dans les prunelles brunes de sa matriarche et laisse un soupir las franchir la barrière charnue de ses lippes mordillées, n’osant trouver le sommeil par peur d’être de nouveau indigne.

C’est à cet instant impie que la porte a l’audace de brasser le vide, s’ouvrant sur la dernière personne de toute l’île qu’elle aurait voulu voir – le peu de sang dans son visage a tôt fait de le quitter lorsqu’elle réalise qu’on l’a assigné à ta petite personne jugée désastreuse, un râle d’agonie affaissant instantanément sa cage thoracique. « Sacha, sérieusement ? » Impétuosité qui s’accapare le moindre de ses gestes, aussi bien dans le clic de sa langue contre son palais que dans la façon qu’ont ses doigts de rebondir contre le matelas (trop dur) de son lit pâlot. Si l’enfant a l’air en tous points agacée de devoir respirer le même air que toi, il y a en son sein le tambourinement équivoque d’un myocarde encore sensible à ta présence jadis si chaleureuse.

Déglutit nerveux, salive ravalée dans une tentative de rester stoïque ; elle qui prenait toujours plaisir à étreindre le moindre de ses sentiments se voit forcée de les enfouir dans les tréfonds de sa poitrine esseulée, ne laissant ressortir que la rancœur noire d’avoir effleuré un si doux avenir à tes côtés. « Dépêche-toi, qu’on en finisse. Qu’est-ce que tu dois faire ? » Hâtive d’en finir, jusqu’à ce que ses yeux glissent le long de ta surface – plutôt que de se perdre dans les traits fins de ton visage, ils s’égarent sur ton torse et dévalent la vallée de tes bras. C’est , précisément qu’elle sent quelque chose se briser.

A ton doigt brille un bijou des plus précieux, évocateur d’une union dont elle n’a eu ouï-dire. Sa gorge s’assèche et l’hémoglobine afflue en typhons impitoyables dans ses artères ; tout circule trop vite et sa tête lui tourne, comme si quelque chose de sombre s’agrippait à sa conscience et cherchait à la lui arracher. Crocs serrés et blessures rouvertes, mais c’est son âme qui s’écoule lentement de chacune des plaies – elle n’en montre rien.
« Jolie bague. Tu vas te marier ? » La pression exercée sur son aorte rend le moindre de ses mouvements douloureux, une migraine martelant instantanément les parois déjà à vif de son crâne – et Sora feint l’indifférence, ignorant le tremor de ses membres épuisés. Et jamais, au grand jamais, serait-elle capable d’approuver quelque union que ce soit ; quand bien même lui offrirait-elle une échappatoire et une raison de t’abandonner pour de bon.


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Statut/orientation : cage thoracique assez large pour les contenir tous les deux, jinhee et il nam. relation libre, décomplexée qui comble le palpitant laissant néanmoins le champ libre aux relations superficielles.


apollo anteponas habetote facta sapientissimum dicta vestrum quem cave iam iam illius ne cave ob habetote illius enim illius de utroque de cum ne ais iudicavit facta ipsum laudantur habetote. apollo anteponas habetote facta sapientissimum dicta vestrum quem cave iam iam illius ne cave ob habetote illius enim illius de utroque de cum ne ais iudicavit facta ipsum laudantur habetote. apollo anteponas habetote facta sapientissimum dicta vestrum quem cave iam iam illius ne cave ob habetote illius enim illius de utroque de cum ne ais iudicavit facta ipsum laudantur habetote.



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Jeu 10 Mai - 14:34
we were a
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but sadly
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Son nom est là sur une liste parmi une dizaine d'autres, arythmie en progression. Il la fixe, espère voir les lettres comme au travers des yeux de Sin : se mélanger, changer, ne plus avoir de sens. Une brise d'apaisement vient peu à peu oxygéner ses poumons gorgés d'angoisse à l'idée de la savoir ici car on lui fait un rapide descriptif de ce qui l'a amenée entre ces murs aseptisés. Une chute pas bien méchante qui lui a malgré tout couté six points de suture à l'arrière du crâne. Il est le seul à lever la main lorsqu'on leur demande « qui veut s'en charger ? » car entre une fracture ouverte et le changement d'un bandage l'intérêt est évident mais pour elle, il lègue ça à un autre étudiant.

Il frappe à la porte, deux coups distincts précédés d'une bonne inspiration. Sans chercher le contact visuel il traverse la pièce, yeux rivés sur sa fiche de soin. « Sacha, sérieusement ? — J'ai pas eu le choix. » Sa voix sonne bizarrement, mélodie mensongère qui fait vibrer le détecteur de mensonges de la rouquine. Elle le connaît assez pour déceler ses vérités de ses leurres, malheureusement pour lui ça commence par un Sora 1, Sacha 0. «  Dépêche-toi, qu’on en finisse. » Il endigue un soupir agacé, les paupières plissées sous la concentration, celle qu'elle perturbe en dardant ses orbes amers et impatients sur lui. « Qu’est-ce que tu dois faire ? — Changer ton bandage. » Il pose le dossier sur le lit, s'assoit sur un tabouret à roulettes avant de tirer une petite table métallique vers lui sur laquelle il y'a tout le matériel médical nécessaire pour désinfecter la plaie. Ses mains gantées se posent sur ses épaules, à son toucher tout son être se contracte comme s'il le rejetait. Ça lui fait l'effet d'une morsure, ses phalanges perdent de leur assurance alors il s'éternise sur cette tâche pourtant anodine usuellement bouclée en cinq minutes chrono. Là, le sablier se dédouble, ça semble durer un temps sempiternel pour elle comme pour lui qui masque l'embarras en fractionnant ses paroles. Il en exprime quelques-unes qu'il a déjà entendu par ses enseignants, ça lui donne l'air de réciter mais c'est parce qu'avec elle c'est plus facile de communiquer avec un script déjà tout fait. À chaque fois qu'il s'écarte, le magma d'émotions consume la diapositive de ce qu'ils étaient et ça un peu plus à chaque fois, ne laissant dans son sillage que les images qui les ont poussé à la séparation. « Ça te fait encore mal ou c'est supportable ? » ; « Ta douleur sur une échelle de un à dix ? » ; « Ça va piquer. » ; « J'ai bientôt fini. » Fin de l'acte. Il retire ses gants, suit le chemin de son attention jusqu'à son annulaire : crash imminent. « Jolie bague. tu vas te marier ? » Battement manquant, il hoche péniblement la tête. Finalement, la lave continue de se propager. « Avec Jinhee. » Il n'y'a pas de surprise, juste une autre couche de déception sur les quelques vingtaines d'autres. « Tu devrais arrêter le surmenage, c'est entre autres ce qui a provoqué la baisse de tension. » Son conseil est teinté d'une inquiétude mal masquée, l'impression d'être de l'encombrant s'accentue sous son expression qui laisse deviner un « tu n'as plus le droit de t'en faire pour moi, c'est un privilège que t'as occis en me reléguant à rien quand moi je faisais de toi un tout. » Il s'empêche de penser en rentrant l'étiquette qui dépasse du col de Sora à l'intérieur de son vêtement ( il aurait dû penser avant de faire ça, too late ) se retire avec ses instruments en s'attardant sans raison ( ou presque. ) « Et toi ? J'ai entendu dire que tu sortais avec Wei ou quelque chose comme ça. » Les liaisons absconses ça le connaît et celle de son pote avec son ex ressemble à du compliqué avec une déflagration sourde qui va sans doute finir par faire du bruit. Il réitère les mêmes actions, constat flagrant qu'il s'attarde pour elle. « Sora. » Parole suspendue, probablement pas attendue par celle qui ressemble à ce moment très précis à un château inexpugnable. Il serait presque capable d'entendre ses archers bander leur arc, prêts à tirer dès qu'il finira sa phrase. Il a un « tu me manques » dans la poitrine et un « je dois y'aller » dans le lobe frontal puis y'a lui au milieu qui reste là avec l'air égaré d'un enfant à l'étroit dans ce corps de grand dépassé par tout ce qui les implique eux deux et la romance en général. « Tu m'en veux, de pas t'en avoir parlé ? » Il ignore d'où ça sort mais maintenant c'est dehors. Hm, comment on fait pour ravaler des mots ? Il suffit d'ouvrir grand la bouche pour que tout revienne à l'intérieur ? Si c'était le cas, il aimerait vraiment beaucoup tout récupérer. Mâcher et déglutir parce qu'à la voir, c'était pas du tout la bonne question à poser.


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Sam 19 Mai - 18:51
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Et les caresses rose bonbon ont laissé place à du gris. Un amas informe de nuances grises, chaque fois que tu entres dans son champ de vision – tes gestes ternis par sa propre propension à enfouir tout ce que tu l’as poussée à ressentir, ta présence amoindrie dans un mécanisme de défense juste assez conscient pour qu’elle aspire à te détester. Toi qui t’étais fait brise grisante à ses yeux émerveillés, n’es à ce jour que bourrasque grisâtre à son âme esseulée. Souvenir auquel elle s’est trop longtemps accrochée, dans le secret le plus intime de sa chambre aux rideaux tirés par culpabilité.

C’est qu’elle a regoûté à vos ébats passés, sans jamais trouver plus qu’une réminiscence saturée de l’amertume de disputes sans fond, sans forme. La professionnalité insensible de tes administrations se fait piqûre en son sein, pourtant la passionnée s’extirpe de ses rêveries pour répondre avec la même lassitude, le même vide. « ça te fait encore mal ou c’est supportable ?ça va.ta douleur sur une échelle de un à dix ?je sais pas, baymax. » le tout couplé à des mises en garde, son souffle se bloquant au creux déjà faisandé de ses poumons face à l’aiguillon des points de suture. Tu achèves ton œuvre et elle n’en sort que plus vide encore, la tension de ses épaules effacée pour laisser place à du gris. Encore.

La bague rouvre des plaies qu’elle n’avait jamais pensé fermées, l’obligeant par le fait même à revenir en arrière pour subir les mêmes affres – crocs serrés lorsque son cœur se casse, et sora n’essaye plus de ramasser les morceaux, se résignant à contempler sa propre fatalité d’un œil presque insensible. Dissociation émotionnelle promue par des sourires polis, un masque auquel elle s’agrippe ainsi qu’un naufragé à sa bouée, savourant la sensation de fausse liberté alors insufflée dans sa cage thoracique. « avec jinhee. » bouche arrondie en un oh couvant les plus terribles de ses émois, l’excessivité tremblant dans ses os fragiles. Elle ignore ton conseil avec les lambeaux d’amour-propre suspendus aux décombres de ses certitudes. Tu poursuis et elle agonise. « et toi ? j’ai entendu dire que tu sortais avec wei ou quelque chose comme ça.non. » opposition immédiate, elle balaye le quiproquo avec sa rage typique ; rictus amer sur ses lèvres légèrement gercées d’avoir trop respiré. « enfin, je suppose que c’est le quelque chose comme ça. » simple physique qui les lie de temps à autres, quand la solitude creuse la poitrine et affaiblit les sens – temporaire, qu’elle se répète hargneusement. éphémère, qu’elle souffle dès qu’elle fuit ses draps, enivrée par cette autre illusion de dissidence. Rébellion guidée par le peu d’armes qu’elle possède, c’est à coups de reins que sora s’oppose à sa vie d’or et de restrictions.

« sora. » le désir puéril de ne pas répondre effleure son âme, tendre et tentant – pourtant c’est son visage qui t’offre la reconnaissance, silence juste assez léger pour t’encourager à poursuivre. Son nom sonne encore si doux sur tes lèvres, oserait-elle penser. « tu m’en veux, de pas t’en avoir parlé ? » ah, songe-t-elle. Délicate question que voilà ; ses poings serrés, phalanges blanchies d’outrage et commissures fracturées d’offense auraient été autant de signes de ses désapprobations. Pourtant c’est une risette sympathique qui les étire, les tord et sora les force à se plier à sa volonté – à la volonté de sa mère, qui l’étranglerait de ses mains si elle la voyait s’effondrer devant toi. « non, bien sûr que non. Pourquoi tu m’en aurais parlé ? »

Accusation à peine voilée, tracas tumultueux au cœur dans lequel elle s’apprête à se fondre en grand – mais c’est là que refait surface ses lubies enterrées, entre révolte et honnêteté elle sent ses cordes vocales vibrer. « t’aimerais que ça se passe aussi facilement, sacha ? » et elle ne remarque même pas que de ton gris tu as imprégné son ton, nécrosant le rouge saturé d’embrasement qui colorait sa vue dès qu’elle s’exprimait. « qu’on en reste là, et qu’on fasse comme si de rien n’était ? » quasi humiliée par cette perspective si étrangère à ses habitudes – c’est ce que tu la pousses, constamment et inconsciemment, à faire depuis la fin de votre histoire. A refouler, encore et encore, ce trop-plein de sentiments comme si elle avait honte. « oui, je t’en veux. » un poids s’extirpe de sa poitrine dès qu’elle commence à déverses le fond de ses pensées, quand bien même n’en sortirait-elle qu’une infime parcelle. « j’ai beau savoir que j’en ai aucun droit, je t’en veux. »

Elle pourrait détourner le regard, se perdre dans la contemplation de ses draps blancs et se faire craintive – de tes réactions comme de ses propres dires. Il n’en est rien. Elle s’est rarement sentie aussi gonflée de fierté, l’orgueil gorgeant ses pores et l’obligeant à te pourfendre de son regard d’animal blessé. Outrance dans le moindre de ses mots, de ses gestes. Colère rougeâtre qui s’infiltre dans les nuages de gris, teinté de pics de tristesse bleutée. « que tu m’aies pas dit que t’es en couple, soit. Que tu t’enrôles chez ces… sauvages, soit. Mais le mariage, vraiment ? » Bouche pincée en une ligne réprobatrice et la douleur sourde dans son crâne résonne en soutien arrière, comme pour l’empêcher de se rétracter. « je te l’aurais pas caché. »

Soupir, la fatigue qui s’annonce en vagues torrentielles sur son embryon de rage – elle se laisse tomber dans son lit et tire les draps jusqu’à ce qu’ils couvrent toute sa frêle carcasse, douloureusement consciente qu’elle ne dormira pas le moins du monde. « qu’en tant qu’amis, c’est pas le genre de choses qu’on cache. Alors, si t’es pas foutu d’être un ami convenable, je sais pas ce qu’on fait. » demi-mensonge sur la source de ses plaies ; elle accuse l’absence de confiance habituelle dans les relations platoniques, se complaît dans cette fausse coupable en espérant quelque part s’en convaincre. Et probablement que la vérité est toute autre, qu’une fois son cœur cédé sora est incapable de le récupérer – qu’elle a beau lutter et lutter encore, un fragment d’elle s’est glissé en ton sein et l’attire, inlassablement. L’appelle pour qu’elle récupère ce qu’elle pensait être son dû, jusqu’à ce que l’illusion éclate et qu’elle noie son excès de passion dans quelques relations volatiles, remplacements éphémères qui n’auront su survivre à ses enthousiasmes outranciers.
Pourtant sora continue d’espérer, de se persuader qu’un jour, à la fin, elle saura remplacer ce que tu lui as volé ; qu’elle se retrouvera entière, quand bien même garderais-tu près de toi un éclat de sa petite présence multicolore. Pire encore, elle se demande si, de ton côté, tu lui as offert un bout de toi – se demande si c’est lui qui te retient, même quelques instants, à mi-chemin entre la sortie et son lit.


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